Pormanove, Betharam, Pellicot… et toutes les autres : un même problème systémique
Pormanove, Betharam, Pellicot, harcèlement scolaire, violences conjugales…
Des histoires différentes, mais une racine commune : les violences systémiques.
Ce n’est pas seulement une question d’individus, ni de sanctions ponctuelles.
C’est un travail de fond qui nous attend : sur la culture, sur nos manières de réagir, sur ce que l’on accepte ou non de laisser passer.
Moi, j’aimerais qu’on puisse en discuter autrement que dans l’urgence d’un scandale.
J’aimerais que les conventions citoyennes deviennent une pratique régulière, presque une habitude démocratique.
Parce que ce serait sans doute la solution la plus sensée à appliquer et à généraliser.
On l’a vu avec la Convention climat : l’intelligence collective, ça marche.
Et ce serait un véritable investissement — pas une dépense — qui nous permettrait de mieux gérer nos ressources et de trouver ensemble des réponses durables.
La question viendra ensuite : comment faire appliquer ce que nous aurons trouvé ?
ce ne sont pas juste “des cas isolés”
On nous répète toujours la même histoire :
“un drame exceptionnel”,
“un prof violent”,
“un prêtre abuseur”,
“un directeur déviant”,
“un élève harceleur”,
“un conjoint qui a dérapé”…
Mais non : ce ne sont pas des cas isolés.
C’est une logique qui se répète, encore et encore.
C’est systémique.
Et quand les institutions ferment les yeux, elles cessent d’être des protectrices.
Elles deviennent complices.
L’école, l’Église, l’État, les associations, les entreprises… tout le monde se refile la patate chaude.
Et pendant ce temps-là, ce sont les victimes qui trinquent.
Sans compter que, dans l’opinion, ce sont souvent les victimes qui portent la honte.
Elles se retrouvent accusées d’avoir “provoqué”, d’avoir “exagéré”, ou de ne pas avoir su “se défendre”.
Comme si subir la violence ne suffisait pas : il faudrait en plus en porter la culpabilité.
un seul dossier, une seule racine
Le problème, ce ne sont pas des affaires séparées.
C’est un seul et même dossier : les violences.
Sous toutes leurs formes.
Celles dans les familles : violences conjugales, violences faites aux enfants, abus, manipulations, silences imposés…
Celles à l’école : harcèlement qui détruit des vies, pendant que l’institution protège surtout ses statistiques.
Celles dans les institutions — religieuses, politiques, éducatives, médicales — qui devraient protéger… mais protègent trop souvent les coupables.
Celles des groupes d’influence, des réseaux fermés, des logiques de pouvoir qui s’auto-entretiennent.
Et derrière tout ça, il y a la culture du viol :
celle qui banalise, minimise, excuse, déresponsabilise…
et qui permet aux violences de se répéter, génération après génération.
Si on veut que ça change, il faut traiter le mal à la racine :
- des enquêtes indépendantes,
- des responsabilités claires,
- zéro tolérance pour les couverts en interne,
- un vrai accompagnement des victimes.

Et comme toujours…
On va encore demander aux responsables de prendre leurs responsabilités.
Et comme toujours, ils ne les prendront pas.
Tout finira enterré, noyé dans les rapports, oublié jusqu’au prochain scandale.
Sauf que ça, on ne peut plus l’accepter.
En vrai, on ne l’accepte pas.
Personne ne l’accepte.
Mais ça arrive quand même.
Encore. Et encore.
Parce que tant qu’on ne change pas les règles,
le système continuera de protéger les coupables.
Alors peut-être qu’il ne s’agit plus seulement de “réformes” ou de “nouvelles lois”.
Peut-être qu’il faut aller plus loin :
- une assemblée constituante,
- un vrai travail collectif pour repenser les règles,
- et pourquoi pas un référendum derrière.
À force de bricoler, de panser les plaies sans soigner la gangrène,
on laisse le système protéger les coupables.
Et la vraie question est peut-être là :
est-ce que ce n’est pas tout notre système qu’il faudrait reprendre de fond en comble ?
Alors oui, il est temps de reprendre la main collectivement.
Par des assemblées constituantes, des référendums écoutés,
et d’autres formes encore que nous n’avons pas imaginées.
Pour celles et ceux qui veulent agir dès maintenant,
une pétition demande la convocation d’une Assemblée constituante,
lancée sur le site constituante2025.fr.
Ce n’est pas “la” solution.
Mais c’est un début.
Et peut-être que tout commence justement comme ça :
en décidant, ensemble, de dire : ça suffit.
💬 Et toi, tu en penses quoi ?
On peut continuer comme si de rien n’était…
Ou chercher d’autres solutions.
Assemblées constituantes ? Référendums citoyens ? Autres pistes encore à inventer ?
J’aimerais savoir ce que tu en penses.
Parce que c’est ensemble qu’on peut ouvrir de vraies portes.
