Femme derrière une vitre, douleur d’un côté, lumière et renaissance de l’autre, photo réaliste et cinématographique.
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Faut-il vraiment se sentir bien pour commencer une relation ?

J’ai encore vu passer dans un commentaire cette idée qu’il faudrait “aller bien” pour pouvoir commencer une relation.
Je ne suis pas d’accord.

J’ai connu des périodes où j’étais très malheureuse toute seule.
Et commencer une relation m’a vraiment aidée : ça m’a permis de retrouver de l’élan, de la sécurité, de la confiance
Et non, ça n’a pas fait de moi une mauvaise partenaire.
(Mon problème était plutôt ailleurs… j’avais surtout de mauvais partenaires, mais ça, c’est un autre sujet, et pas directement lié au fait d’aller mal quand je commençais mes relations.)

Aller mal n’empêche pas forcément de construire une belle relation.
Certains disent que “tant qu’on ne va pas bien, on ne peut pas y arriver”… mais ce n’est pas toujours vrai.
Parfois, on va mal justement parce qu’on n’a pas de partenaire, parce que la solitude pèse, parce que le couple et le partage font partie de nos valeurs profondes.
Et c’est ok.

Illustration minimaliste représentant deux silhouettes reliées par un fil rouge, symbole du lien, de l’amour et des relations.
Une métaphore du lien, de l’amour et du besoin de connexion.

C’est même culpabilisant de dire aux gens qu’ils doivent “d’abord apprendre à aller bien seuls” avant de vouloir créer un couple.
Pour certaines personnes, construire une relation, aimer et être aimé, c’est une partie essentielle de leur équilibre.
Ça ne veut pas dire qu’elles sont “incapables” d’être seules ou de se construire sans partenaire.
Ça veut simplement dire que, pour elles, à ce moment-là, le besoin de lien et de partage est plus fort, plus prioritaire.

Et si on souffre de la solitude, ce n’est pas forcément que “quelque chose cloche chez nous”.
Ça peut simplement vouloir dire que l’amour, le couple, le partage font partie de nos valeurs profondes.
Ce n’est pas un manque, c’est une envie d’aimer autrement, d’aimer mieux.

Certains disent aussi : “Si tu es malheureux(se) seul(e), tu le seras forcément en couple.”
Eh bien… non. Ce n’est pas une règle universelle.
Oui, ça peut être vrai dans certains cas — mais une relation peut aussi être un levier pour aller mieux, à condition de choisir la bonne personne et de ne pas attendre qu’elle “répare” tout à notre place.

Et il y a une réalité qu’on sous-estime souvent, qui n’est pas prise en compte dans cette idée reçue :
la souffrance de ne pas avoir de partenaire, elle existe, elle est réelle.
Peut-être que certaines personnes, pour plein de raisons (leur histoire, leur personnalité, leurs besoins), peuvent très bien se construire sans être en couple.
Mais pour d’autres, le couple fait partie de leur équilibre, de leur façon de se sentir en sécurité, d’avancer.
Et ça ne fait pas d’eux des gens “moins bien” ou “plus fragiles”.
Ce n’est juste pas une règle universelle.

Parce qu’au fond, la vraie question, ce n’est pas :
“Est-ce que je vais bien ou pas ?”
La vraie question, c’est :
“Est-ce que je choisis la bonne personne, la bonne relation, pour moi ?”

"Infographie minimaliste : ce qu’on nous dit sur les relations vs la réalité des besoins affectifs
pour certaines personnes, le lien et le partage sont un besoin fondamental.

Cette règle qu’on présente comme une évidence

Je l’ai vue passer plusieurs fois, dans des commentaires ou des posts, et c’est presque toujours présenté comme une vérité absolue :

“Si tu ne vas pas bien, ne commence pas de relation.”
“Apprends d’abord à aller bien seule.”

Le problème, c’est que ce genre de message laisse penser qu’il y aurait une seule bonne façon de faire.
Mais pour certaines personnes, c’est impossible d’aller bien seules.
Pas parce qu’elles ont un “problème”, mais parce que le lien, le couple, le partage font partie de leurs valeurs profondes.

Dire à ces personnes d’attendre d’aller “parfaitement bien” avant d’aimer, c’est leur demander de nier une partie essentielle de leurs besoins.
Et ça, personne ne peut le décider à leur place.
Il n’y a pas de règle universelle. Il y a juste des histoires différentes, des chemins différents.


Travailler sur soi : nécessaire, mais pas comme on le croit

Souvent, derrière cette règle, il y a l’idée que “si tu vas mal, tu vas forcément rater ta relation”.
Mais ce n’est pas si simple.

Oui, pour construire une belle relation, il y a des choses importantes à travailler :

  • apprendre à poser ses besoins,
  • reconnaître ses limites,
  • mieux comprendre ses schémas,
  • savoir communiquer.

Sauf que ça ne veut pas dire qu’il faut tout régler avant d’aimer.
Ce travail peut commencer seul(e)… mais il peut aussi se faire dans la relation.
Parfois, être avec la bonne personne permet même de progresser plus vite, parce qu’on avance ensemble.

Le problème, ce n’est pas de “mal aller”.
Le vrai sujet, c’est de trouver la bonne relation, avec quelqu’un qui peut accueillir tes fragilités sans chercher à te “réparer”.


Quand aller mal ne t’empêche pas d’aimer

Aller mal ne veut pas forcément dire qu’on n’a rien à offrir dans une relation.
On peut traverser une période compliquée, se sentir fragile, et pourtant vouloir donner le meilleur de soi.
Vouloir créer un lien solide, apprendre à communiquer, construire quelque chose de beau.

Et parfois, c’est même l’inverse de ce qu’on nous raconte :
on ne va pas mal parce qu’on est “cassé(e)”…
On peut l’être, oui, mais ce n’est pas toujours la cause.
Parfois, on va mal parce qu’on manque d’amour, de lien, de partage.

C’est un besoin essentiel, et cette règle oublie souvent de le prendre en compte.
La souffrance de ne pas avoir de partenaire, elle existe, elle est réelle.
Certaines personnes vivent très bien seules, pour plein de raisons : leur histoire, leurs besoins, leurs choix de vie.
Mais pour d’autres, le couple fait partie de leur équilibre, de leur sécurité, de leur façon d’avancer.

Et ça ne fait pas d’elles des personnes “moins bien” ou “plus fragiles”.
Ça veut juste dire qu’elles ont le droit de reconnaître ce besoin et de le prendre en compte.

Selon son histoire, son “réservoir d’amour” et ce qu’on a reçu ou non dans son passé, c’est parfois dans la relation qu’on trouve la force, la sécurité et l’énergie pour se reconstruire.
Sans ce lien-là, certaines personnes n’ont pas toujours les ressources nécessaires pour avancer, pour guérir, pour retrouver de l’élan.

Et c’est pour ça que cette règle ne peut pas être universelle :

Pour certaines personnes, commencer une relation quand elles vont mal n’est pas une erreur
c’est parfois ce qui leur permet de respirer à nouveau.


Ce qui compte vraiment pour construire une relation saine

La vraie question n’est pas : “Est-ce que je vais bien ou pas ?”
La vraie question, c’est :

“Est-ce que je choisis la bonne personne, la bonne relation, pour moi ?”

Parce qu’au fond, ce qui change tout, ce n’est pas ton état au moment où tu rencontres quelqu’un.
C’est la qualité de la relation que tu crées.

Une relation saine, ce n’est pas d’être “parfait(e)” ou de ne jamais avoir de blessures.
C’est :

  • Pouvoir parler de tes besoins et entendre ceux de l’autre
  • Avancer avec quelqu’un qui peut accueillir tes fragilités, sans chercher à te “réparer”
  • Choisir un partenaire qui construit avec toi, pas à ta place
  • Accepter que vous ayez chacun vos failles… et décider d’avancer quand même, ensemble

Ce n’est pas parce que tu vas mal que la relation sera forcément compliquée.
Ce qui compte, c’est de choisir une personne avec qui tu peux être toi-même, dire ce que tu ressens, et trouver un équilibre.

Citation inspirante sur fond minimaliste : “Il n’y a pas de règle universelle. Il y a ton histoire, tes besoins, ta façon d’aimer.”
chaque relation est unique, chaque histoire suit son propre chemin

Un autre sujet : commencer une relation avec quelqu’un qui va mal

Ici, on a parlé de toi :

“Est-ce que je peux commencer une relation même si je ne vais pas bien ?”

Mais il y a une autre question qu’on entend souvent, et qui mérite un article à part entière :

“Est-ce une bonne idée de commencer une relation avec quelqu’un qui va mal ?”

C’est un sujet différent, parce qu’il ne s’agit plus de ton propre état, mais de l’autre : ses blessures, ses fragilités, et la façon dont elles peuvent impacter la relation.
J’en parlerai dans un prochain article, et je mettrai le lien ici dès qu’il sera publié.

Et si on changeait la question ?

Et si, au lieu de chercher une règle valable pour tout le monde, on acceptait que chaque histoire est différente ?
Certaines personnes ont besoin de temps seules avant d’aimer…
D’autres trouvent, dans la relation, l’élan dont elles ont besoin pour avancer.

Il n’y a pas de chemin unique.
Il n’y a pas de règle universelle.
Il y a ton histoire, tes besoins, ta façon d’aimer.
Et c’est ça, le plus important.

Citation inspirante : chaque histoire est unique, ce qui compte c’est la tienne
Il n’y a pas une seule bonne façon d’aimer.

Et toi, qu’en penses-tu ? 🌿

Est-ce que tu crois qu’il faut forcément “aller bien” pour commencer une relation ?
Ou est-ce que tu penses que ça dépend des personnes, des histoires, des besoins ?
Je serais curieuse de te lire : partage ton avis en commentaire.

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Un commentaire

  1. Merci pour cet article. Tu dis tout haut ce que beaucoup ressentent tout bas, et c’est d’une justesse rare.
    Le passage qui m’a vraiment touché : Ce n’est pas un manque, c’est une envie d’aimer autrement, d’aimer mieux. — tu redonnes de la dignité à ce besoin d’aimer, même quand on ne va pas parfaitement bien. Tu ne juges pas, tu ouvres, tu apaises. On sent ta douceur et ton expérience, et ça fait vraiment du bien à lire 🙂